RGPD et Marketing Direct : 5 fondamentaux à respecter

Les marketeurs vont être directement impactés par le Règlement sur la Protection des données (RGPD ou GDPR) applicable en mai 2018. Quels changements dans la collecte et le traitement des données ? Quelles précautions prendre pour les actions de marketing direct?
DataGalaxy, 1ère plateforme agile de cartographie de données a relevé cinq informations essentielles pour les marketeurs

Toutes les entreprises qui traitent les données personnelles de ressortissants européens doivent se mettre en conformité avec le RGPD pour mai 2018.

1 – Définir les données personnelles

Dès qu’une donnée – on line ou off line – permet d’identifier directement ou indirectement par recoupement une personne physique, elle est considérée comme personnelle. Il s’agit des données basiques comme une adresse e-mail ou postale, ou des données avancées comme par exemple :
– Une adresse IP, des coordonnées GPS …
– Les cookies first et third party
– Numéro de sécurité sociale…

2 – E-mail, newsletters, cookies… place au consentement explicite

Tout individu doit désormais signifier son consentement explicite pour chaque donnée collectée. Pour chacune d’elles, il faudra :
– Obtenir une acceptation claire résultant d’un acte positif de la personne
– Mentionner l’indication de sa finalité
– Indiquer sa durée de conservation
– Préciser quels en sont les destinataires

Cela signifie la fin des cases cochées par défaut sur les formulaires : ils devront tous comporter des cases à cocher dites :
– D’opt-in pour que l’internaute signifie son consentement à l’utilisation de ses données
– D’opt-out pour lui permettre d’y mettre un terme

Concrètement tout envoi de mailing, newletters, courriers, propositions commerciales …. devra être accepté en amont par le consommateur.

Il devra également pouvoir choisir d’activer totalement ou partiellement la quasi-totalité des cookies : publicitaires, ceux utilisés à des fins de ciblage et une partie de ceux servant aux analyses web.

3 – Des fichiers soumis à l’obligation de recenser uniquement les données nécessaires

Une donnée est collectée pour un usage défini. Elle doit servir un intérêt marketing légitime, être nécessaire à l’activité de l’entreprise et en rapport avec les services.
La géolocalisation l’est par exemple pour une société de VTC ou de livraison de plats cuisinés mais pas pour une application de e-learning ou un site de cuisine.

Une appli de coaching n’a pas besoin de vous demander d’accéder à votre liste de contacts pour être téléchargée : il n’y a aucun rapport entre donner des conseils sportifs et votre répertoire téléphonique.

4 – Cartographier les données pour justifier de leur conformité

GDPR établit clairement que les données sont la propriété des citoyens. Avec leur consentement, elles sont juste « prêtées » aux entreprises.

La CNIL impose dans son article 10 de cartographier les données personnelles. L’objectif est de pouvoir les identifier et les localiser afin d’établir un registre pour s’assurer notamment :
– Qu’une personne a bien donné son consentement explicite pour chacune des données recueillies
– Que ses demandes de droit à l’effacement ou à l’oubli sont bien notifiées ce qui inclut également toutes celles concernant son opposition au profilage. Cela permet également de garantir que la personne ne sera pas recontactée ultérieurement
– Que la durée de conservation associée à chaque information est bien respectée
– Que la source de la collecte soit mentionnée (suite à un salon, un e-mailing, une visite sur un site…)

Cela implique la fin des répertoires et autres fichiers excel individuels détenus par les marketeurs. Quand un internaute retire son consentement, il est en effet très compliqué de s’assurer de l’avoir bien supprimé de tous les fichiers.

Les entreprises devront également vérifier que le droit à la portabilité est respecté. Toute personne qui en fait la demande doit recevoir ses données dans un format structuré couramment utilisé et lisible par un autre organisme.

5 – Le profilage : légal sous condition

Le profilage à des fins marketing reste légal, mais sous certaines conditions :
– L’entreprise doit informer l’internaute qu’elle traite des données issues de son comportement
– Ce dernier doit l’accepter explicitement
– Le profilage doit cesser dès qu’il en fait la demande
– Toutes ces demandes d’opposition doivent être consignées dans un registre.

Si la mise en conformité avec GDPR peut apparaître contraignante, elle va permettre aux entreprises qui la respecte d’afficher une plus grande transparence envers les consommateurs et donc de renforcer ou regagner leur confiance.

 

Les 10 tendances graphiques de 2018

Source : lareclame.fr

Le flat design survivra-t-il une année de plus ?

Pour la 3e année consécutive, nous avons sondé un pool d’experts issus du branding, du digital ou de la communication 360 pour identifier les principales tendances graphiques à venir.

2018 va-t-il annoncer la fin du flat design popularisé depuis 2013 ? Ainsi que du no design présent dans nos tendances 2017 ? Le creative coding va-t-il enfin émerger ? Quid du retour au “handmade” qui apporte de l’irrégularité au digital ? Voilà autant de questions auxquelles ce dossier tente de répondre pour la création graphique de 2018.

1. Le low design s’enracine

Preuve que l’épuration à l’extrême a vécu et qu’il est temps de revenir progressivement au détail, l’an dernier nous évoquions le « no design » désormais on parle de « low design ». Rappelant les propos de l’architecte américain Robert Venturi « Less is a Bore », Gilles Déléris, cofondateur de l’agence W, explique ainsi « moins de couleurs, mais des couleurs plus vivantes, moins de signes, mais des univers en mouvement… ». Il s’agit aujourd’hui « en employant des recettes plastiques économes, de limiter la production de stimulis dans des environnements saturés, de contenir les flux de données qui rythment nos existences, d’accompagner la mutation de nos sociétés vers une économie de l’immatériel. »

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De son côté, Matthieu Cossais directeur artistique freelance au sein de “Pan-Pan”, partage cette opinion, et remarque que le low design s’applique de plus en plus à la typographie. « Une typo travaillée suffit parfois, et même de plus en plus. Le but de la simplification graphique est d’atteindre un minimalisme de compréhension. Parfois on aime, parfois on déteste. Comme l’art, cela a le mérite de ne jamais laisser insensible. »

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2. Le semi-flat design

En droite ligne avec cette tendance ramenant progressivement des détails et des nuances aux créations, le flat design devient “semi-flat” pour 2018. Comme l’explique Tristan Macherel, executive director chez Landor Paris, « si le flat design existe toujours, on le quitte progressivement pour tendre vers un juste milieu entre absence et excès de nuances et de volumes. Cela se traduit par une vision positive de la couleur pour contrebalancer un monde particulièrement austère. Les marques sont optimistes et veulent le montrer en communiquant de la joie. »

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L’ombre portée
Abandonnée lors de l’essor du flat design, le retour progressif au détail fait renaître l’ombre portée. Pierre-Alain Mondello, directeur artistique de l’agence X-Prime, va plus loin dans l’analyse. « L’ombre portée est morte, vive l’ombre portée. Bon, elle n’a jamais vraiment disparu (sauf pendant quelques mois chez les extrémistes du flat design). Aujourd’hui on assume l’ombre, on la colore, on la déforme, on l’agrandit. »

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3. Les typographies responsive

Grégori Vincens, Président de l’agence de branding 4uatre et co-fondateur de Black[foundry], entreprise spécialisée en design et technologie typographiques, s’intéresse tout particulièrement aux fontes variables qui permettent aux polices de caractère de s’animer et s’adapter dynamiquement aux usagess. « Lancées conjointement par Google, Adobe, Microsoft et Apple, il s’agit d’un nouveau format de fonte qui permet une plus grande souplesse de choix et d’usage. Cela ouvre des possibilités de variations quasiment infinies, pour les designers, comme pour les créateurs de polices de caractères. »

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Il conclut : « La typographie, une des « armes créatives » fondamentales des créatifs et des marques, vient de faire sa révolution technologique. »

4. La customisation typographique

De son côté, Delphine Bommelaer, directrice de création design et contenus de Babel, remarque que « des applications simples et pratiques se développent, démocratisant l’accès au dessin de caractère. » Un phénomène grâce auquel « la typographie se libère, et c’est tant mieux ! Créer une titraille, travailler la typo comme une image, en posant des contrastes étonnants, des décalages de proportions inattendus, est devenu possible. Dans une époque où le temps de création est largement sous-estimé, les budgets plus contraints, où finalement tout pousserait à une standardisation molle, c’est un bonheur. »

5. Le creative coding

Preuve que certaines tendances peuvent être tenaces, le creative coding revient après avoir déjà été mentionné dans l’édition 2017 de notre dossier. Et c’est à nouveau Tristan Macherel qui en est l’ambassadeur.

« Les nouvelles technologies et algorithmes, comme les bots, et les IA ouvrent un nouveau champ d’expression pour les créatifs. Elles permettent de réduire le temps nécessaire à la production de certaines images en synchronisant la création à des données massives collectées en temps réel. » Il prend en exemple la campagne menée par le Qatar Football Club Association il y a deux ans. Celle-ci et qui reposait sur la création dynamique de vidéos et affiches par l’intermédiaire de données issues des terrains de football et des réseaux sociaux.

« Aujourd’hui on ne peut plus penser les marques de manière statique, on les pense en mouvement dès leur création. Ces nouvelles technologies permettent justement d’obtenir des créations graphiques qui valorisent ce mouvement. »

6. Les teintes écrans

Delphine Bommelaer souligne aussi l’adoption de plus en plus fréquente de grands aplats de couleurs lumineuses, voire fluorescentes « Les teintes RVB chargées en lumière disent sans anecdote l’intégration de la culture digitale au modèle de l’entreprise. Partout les écrans fleurissent, dans chaque main bien sûr, mais au coin de la rue aussi. Et l’édition ancre plus encore sa valeur dans l’objet, dans sa durabilité, et dans la qualité de sa façon. »

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« Les couleurs qui d’ordinaire se géraient dans un système de compromis de principe, se libèrent. Quand l’écran devient naturellement le premier support des marques, pourquoi ne pas sauter le pas ? »

7. L’Ultra Violet de Pantone

Marque de la libération des couleurs, le violet fait aussi une apparition marquée dans les chartes graphiques des marques. Le Pantone Color Institute l’a même nommé couleur de l’année 2018. Mais pour Pierre-Alain Mondello, « on parle plutôt de dégradés de violet. Car il serait bien triste de devoir se cantonner à cet unique “Ultra Violet” ! »

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8. Le handmade

Cette tendance graphique revient à quelque chose de plus traditionnel en valorisant les beaux-arts comme le remarque Pierre-Alain Mondello. « Typo vraiment manuscrite, pâte à modeler, encre de chine, linogravure, etc. On met en avant l’artiste et on laisse gentiment les illustrations flat aux banques d’images gratuites. » Avis partagé par Babel qui nous envoie quelques visuels supplémentaires.

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« S’ajoute à cela le « blob » : cette forme patatoïde qui se démarque de ses cousins cercle et quadrilatère et apporte une sacrée fraîcheur. En web, le mariage avec SVG est encore plus efficace. »

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9. Le full 3D

Alors que les logiciels de motion design et de 3D ne cessent de se moderniser, Tristan Macherel rappelle que la 3D a toujours de beaux jours devant elle. Elle tendrait même à reprendre vivement sa place alors que le flat design décline. « Les agences de design intègrent de nouveaux outils d’imagerie 3D qui leur ouvrent les portes d’une nouvelle esthétique beaucoup plus riche en détails et permettant ainsi de transmettre des messages plus variés. Cette créativité doit rester optimiste et généreuse ! »

10. La transparence des méta-informations

Dernière tendance de ce dossier, Gregori Vincens relève l’intégration des méta-informations à toutes les chartes graphiques qui nous entourent. « Au quotidien, nos players vidéos, nos écrans, et nos posts sur les réseaux sociaux sont envahis un tas d’informations connexes. Comme si, sur la fenêtre à travers laquelle nous regardons nos contenus, étaient inscrits, discrètement (ou pas) de plus en plus de nouvelles données, écrites ou pictographiées. Likes, cœurs, commentaires, sur-impressions typo, filtres, données de géolocalisation, titres, sous-titres… Des méta-données qui participent tout autant à la compréhension du contenu, que le contenu lui-même. »

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« En extrapolant, on peut donc imaginer que les créations en 2018, qu’elles soient digitales, print ou motion, intégreront cette nouvelle complexité de la visualisation de l’information, en créant une interdépendance, entre des données de natures différentes mais complémentaires. Voire qu’une transposition de ces nouveaux codes s’opère en publicité ou en design éditorial. »

Bonus

On vous disait « dernière tendance » ? Pas tout à fait. Voici quelques tendances graphiques citées par nos experts, qui certes s’avèrent secondaires, mais valent tout de même le coup d’œil !

Le marbre et le terrazzo
Après un regain de popularité dans les années 80 avec le mouvement Memphis, il semble que le Terrazzo ressuscite à nouveau et vienne inspirer les designers.

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La sainte grille
« En web, les grilles CSS se démocratisent. Ces nouvelles propriétés facilitent la vie de nos intégrateurs, alors pourquoi ne pas les assumer complètement et les afficher ? » Comme l’explique Pierre-Alain Mondello.

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Via bonhomme.lol

Plus fort : du bruit
Pierre-Alain Mondello a aussi remarqué le retour du bruit, notamment en illustration. « On en abuse parfois un peu, mais cela apporte de la texture. On va bien finir par trouver un juste milieu. »

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Quelles sont les marques les plus puissantes sur YouTube ?

Source : http://www.ladn.eu

90% des 500 plus grandes marques mondiales possèdent au moins une chaîne YouTube dédiée. Quelles sont celles qui rassemblent le plus grand nombre ?

En plus des collaborations avec des influenceurs sur YouTube, les marques possèdent désormais leurs propres chaînes et communautés. Divimove a étudié le rapport de forces entre elles et les différents secteurs présents sur la plateforme.

Selon l’étude, le secteur le plus puissant de YouTube est celui des médias. En moyenne, les chaînesdes médias rassemblent 1,1 million d’abonnés, viennent ensuite celles de la technologie (950 000 abonnés), de l’alimentaire et des boissons (400 000), l’automobile (225 000) et le textile (207 000) forment le reste du top 5.

Les médias au-dessus du lot

En une année, la branche médias de YouTube est passée de 803 000 abonnés comptabilisés en moyenne à 1,1 million. Grâce à cette évolution, elle occupe aujourd’hui la première place des industries les plus fortes de la plateforme.

Le secteur est porté par trois marques : Warner Bros. (4,7 millions d’abonnés), la BBC (3,1 millions) et Disney (2,5). Les montées en puissante de Bloomberg (+50,1%) et de la chaîne américaine ESPN (+38,2%) ne sont pas non plus étrangère à la domination des médias.

graphique listant les marques les plus puissante sur youtube

Sur la deuxième marche, sans surprise, occupée par les entreprises de la tech. En moyenne, le secteur atteint 950 000 abonnés.

PlayStation, qui relaie tous les trailers des jeux développés pour sa console, arrive en tête. Ses concurrents ne sont pas loin puisque Google et Apple peuvent compter sur environ 5,6 millions d’abonnés chacun.

Listing des entreprises de la Tech les plus puissantes sur YouTube

Red Bull a des ailes

En troisième position, on retrouve l’alimentation et les boissons qui comptent 400 800 abonnés.

Le leader du segment est évidemment Red Bull et ses 6,6 millions d’abonnés. Avec son contenu axé sur les sports extrêmes et la glisse, la marque a su trouver son audience. Coca-Cola (1,7 million d’abonnés) et Pepsi (780 000) occupent le reste du podium. Les chaînes de Subway (173%) et de Domino’s Pizza (+135%) connaissent de leur côté une croissance considérable.

listing des marques automobile les plus puissantes sur YouTube

L’industrie automobile sur la bonne voie

Les constructeurs américains hissent l’industrie automobile à la quatrième place avec 225 270 abonnés de moyenne.

Avec plus d’1,4 millions de followers, Ford se démarque nettement de ses concurrents. Sur l’année écoulée, la marque a connu une croissance de 116%. Viennent ensuite BMW (700 000 abonnés) et Chevrolet (570 000 abonnés).

Listing des marques de l'automobile

La dernière place du top 5 est occupée par l’industrie textile avec 207 000 abonnés moyens sur YouTube. Nike mène la danse avec 700 000 abonnés. Le sport est également à la deuxième place avec adidas (490 000 abonnés) alors que le palmarès est complété par le luxe et la chaîne de Christian Dior (470 000 abonnés).

Listing des marques de sport

Une activité variable

L’étude se penche également sur l’activité des différents secteurs. Pour être évaluées, les entreprises ont été réparties en trois catégories : Active, Inconstante et Inactive.

À ce petit jeu, l’industrie textile se hisse à la première place alors que la tech, deuxième du classement général, ne semble pas poster avec une grande régularité. Cela s’explique notamment par les échéances, les grandes annonces et évènements du secteur du jeux vidéo. L’E3 ou la Gamescom boostent considérablement le taux de parution et les vues sur de courtes périodes alors que le reste de l’année est plus tranquille.

Listing de lactivite sur youtube par secteur


Méthodologie

Divimove a enquêté sur les 500 marques ayant le plus de valeur au monde (selon le rapport de Brand Finance) présentes sur YouTube. Le résultat a permis d’identifier les cinq branches les plus appréciées et les trois chaînes de marques les plus puissantes. Cette mesure du succès s’appuie sur le nombre absolu d’abonnés des chaînes et leur croissance en 2017. Au contraire du nombre d’appels des vidéos, en partie générés par des campagnes pré-roll rémunérées, le nombre d’abonnés offre une image plus précise de la couverture organique et de la croissance de la présence des marques sur YouTube.

Du marketing traditionnel au marketing d’influence : la profonde mutation du marketing

Source : b3net.com et www.lesechos.fr

« Une personne sur 3 achète un produit ou un service suite à une recommandation personnelle. »* Des données clés en disent long sur le bouleversement marketing, numérique et sociologique que nous vivons actuellement.

Toutes les études sur le sujet démontrent que les citoyens et les consommateurs font désormais majoritairement confiance à leurs pairs plutôt qu’aux politiques, aux corps constitués ou aux marques. Tourisme, high-tech, santé, luxe, prêt-à-porter, beauté : ce sont des pans entiers de l’économie qui sont en train de faire muter leur marketing vers le marketing de recommandation. Bienvenue dans l’ère de la recommandation, version moderne et numérique du bouche-à-oreille, poussée à son paroxysme par l’essor du social media.
Aujourd’hui, il est impossible de parler de « marketing de recommandation » sans évoquer le « marketing d’influence », et c’est justement de cette nouvelle tendance que nous allons discuter ici.

Levier phare de la communication des entreprises qui en ont cerné les enjeux, le marketing d’influence a le vent en poupe. Car à l’heure où les consommateurs, jeunes ou moins jeunes, n’ont plus confiance en la pub ou s’équipent d’un adblocker, trouver des moyens d’entrer en contact avec eux devient une question de survie pour bon nombre de marques. C’est là qu’interviennent les influenceurs, ces stars du digital. Parce qu’ils constituent les propagateurs de première ligne, leur influence sur les autres représente un enjeu majeur pour les entreprises. Ils peuvent se révéler les meilleurs ambassadeurs, comme les pires détracteurs.

Pour bien saisir l’impact de ces nouveaux influenceurs, il suffit de penser au formidable pouvoir des contenus qu’ils génèrent et diffusent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Selon les plus récentes études, plus de 90 % de ces nouveaux acheteurs se fient désormais aux recommandations émises par leurs amis ou leur famille avant d’acheter. La publicité traditionnelle n’a plus guère d’impact réel sur eux. Les contenus générés par les utilisateurs (UGC – User Generated Content) et le marketing de recommandation se trouvent dorénavant au coeur d’une nouvelle culture d’entreprise, une nouvelle manière de développer son business, dictée par les nouveaux consommateurs connectés et en pleine défiance.

Petite anecdote assez parlante et plutôt avant-gardiste : « Vous » a été désigné en 2006 « Person of the Year » par le Time Magazine. Il récompensait ainsi les milliers d’internautes qui génèrent quotidiennement du contenu sur Internet, les plaçant sur le podium des personnes les plus influentes de l’année. Le titre de la Une du Time était emblématique : « You control the Information Age. Welcome to your world. »  Une action plutôt visionnaire à l’époque où Facebook – et les réseaux sociaux de manière générale – n’en était qu’à ses balbutiements.

Du Top Tail aux micro-influenceurs

Instagrameurs, YouTubeurs et consorts sont donc devenus des leaders d’opinion à fort pouvoir de prescription. Mais on distingue déjà plusieurs catégories d’influenceurs parmi eux :
– Les Top Tail Influenceurs : ces stars des réseaux sociaux et véritables professionnels qui fonctionnent et sont perçus comme des médias. Ils ont généralement de 100 000 à plus de 1 million de fans et sont, pour la plupart, des personnages publics (ex. Norman, Enjoy Phoenix)
– Les Middle Tail Influenceurs : d’influence plus modérée (entre 10 000 et 100 000 abonnés), ils n’en sont pas moins sur-sollicités par les marques.
– Les micro-influenceurs : leurs communautés sont plus restreintes, mais ils sont suivis par des consommateurs à la recherche de sincérité, de transparence, de spontanéité et d’authenticité. 59 % des consommateurs déclarent d’ailleurs que l’authenticité d’un contenu de marque les influence à la suivre.

Selon une étude Marketly (2016), plus que le nombre d’abonnés, c’est véritablement l’engagement qui va compter et qui va être recherché par les marques. En effet, bien qu’ils aient des communautés supérieures à un million de fans, les Top Tail influenceurs ne peuvent atteindre des taux d’engagement aussi performants que ceux des micro-influenceurs (1,7 % vs 8 % !). Une autre étude tout aussi intéressante (Cision : le rôle des influenceurs sur les réseaux sociaux auprès des consommateurs) a chiffré le pouvoir de recommandation d’un influenceur et son impact sur le comportement d’achat des consommateurs : 76 % des internautes qui suivent des influenceurs ont acheté un produit après avoir lu un contenu publié par un influenceur !

Le marketing d’influence est donc une aubaine pour les annonceurs bien que l’identification et la mobilisation de ces précieux micro-influenceurs restent un véritable défi. Cela nécessite d’avoir recours à des outils pointus dotés d’algorithmes pour dénicher les meilleurs profils, les plus influents. Parmi les critères à connaître avant d’activer un influenceur : son profil (âge, sexe, statut professionnel), ses habitudes de consommation, ses motivations à engager une collaboration avec la marque, la qualité et l’engagement de sa communauté, etc. En effet, le contenu ne sera pertinent que s’il est en adéquation avec une ligne éditoriale déjà établie.

L’influence marketing est en passe de devenir un levier incontournable pour aider les entreprises à capter leurs consommateurs, les engager et entraîner l’acte d’achat. Aujourd’hui, 83 % des marketeurs de grandes marques déclarent qu’identifier et construire des relations personnelles avec des influenceurs clés est une priorité absolue**.

La recommandation et l’influence sont en train de redéfinir les contours d’un marketing en pleine mutation : fini le monopole des traditionnelles et souvent obsolètes campagnes de pub TV, radio ou print. Les performances d’une campagne seront maximisées seulement si elles sont poussées, en parallèle et de manière authentique, par les recommandations d’influenceurs triés sur le volet. McKinsey estime que « les deux tiers de l’économie sont influencés par les recommandations personnelles ». De grandes entreprises ont déjà créé des postes de « Influence Director ». La mutation du marketing est en marche !

 

Comment Netflix choisit les images des séries selon votre profil

Source : usbeketrica.com

La plateforme de vidéo en ligne n’en fait pas mystère : son objectif est d’offrir le contenu le plus personnalisé possible à chacun de ses abonnés. Dans un article publié sur Medium, plusieurs ingénieurs de l’entreprise expliquent comment ils s’y prennent pour personnaliser les images d’illustration des séries, films, ou documentaires en fonction des préférences de chaque utilisateur. Au menu : algorithme et machine learning.

Netflix est fière de ses algorithmes de recommandation. La plateforme américaine de vidéo en ligne communique régulièrement sur la façon dont elle s’y prend pour nous faire consommer le maximum de contenu, histoire de « Netflix and chiller » au maximum. Il y a quelques mois, son vice-président Todd Yellin livrait quelques clés au sujet des algorithmes de suggestion de contenus utilisés par la plateforme.

Les univers de chacune des séries Marvel mises en ligne sur Netflix, et les séries qui gravitent autour des mêmes thématiques. © Netflix et Romane Mugnier 

Aujourd’hui, ce sont les ingénieurs de Netflix qui dévoilent la façon dont ils personnalisent les illustrations de séries, films et documentaires en fonction des préférences de l’utilisateur.

« Offrir les bons contenus aux bons moments à chacun de nos abonnés »

Dans un article publié sur Medium, quatre d’entre eux détaillent le fonctionnement de cet algorithme de personnalisation des petites vignettes sur lesquels vous ne pouvez vous empêcher de cliquer. Les ingénieurs ne s’en cachent pas : « Pendant des années, l’objectif principal de notre système de recommandation personnalisé a été d’offrir les bons contenus aux bons moments à chacun de nos abonnés ».

Les illustrations, un« portail » vers le contenu

Si beaucoup de boîtes disent travailler avec des algorithmes ou du machine learning, c’est, chez Netflix, une véritable marotte. La personnalisation de la plateforme en fonction de l’historique d’utilisation de l’abonné est au coeur de la stratégie de l’entreprise, et les algorithmes permettent d’automatiser le processus au maximum. Pour celles et ceux qui n’utilisent pas Netflix, voilà à quoi ressemble la page d’accueil : 

Extrait de la page d’accueil de Netflix issue du compte de l’auteur de cet article

Les visuels d’illustration sont essentiels pour « vous convaincre qu’un de nos contenus vaut le coup », assurent les ingénieurs. L’idée derrière l’algorithme qu’ils ont développé est donc la suivante : « si l’illustration représentant un film ou une série vous convainc, elle agit comme un portail qui vous dirige vers ce contenu en vous donnant une ‘preuve’ visuelle que ce contenu pourrait vous convenir ». Malin, puisque l’utilisateur accède au contenu en cliquant sur l’illustration.

La personnalisation des visuels entre donc dans la stratégie globale de la plateforme, qui personnalise également les rubriques affichées sur la page d’accueil et leur dénomination en fonction des préférences des abonnés.

Par exemple, pour la série Stranger Things, différents visuels ont été produits et s’affichent en fonction de ce que vous avez déjà vu, et donc a priori apprécié, au sein de la plateforme (voir l’image plus haut). Autre exemple : pour le même film, Good Will Hunting, deux illustrations sont suggérées, en fonction des préférences des abonnés. La première pour convaincre les amateurs de romances, la seconde pour celles et ceux qui préfèrent les comédies.

Un utilisateur qui préfère les histoires d’amour se verra proposer une illustration différente de celui qui privilégie les comédies © Netflix

Algorithme et machine learning sont les deux mamelles de Netflix

Pour parvenir à leurs fins, les ingénieurs doivent « collecter un maximum de données pour trouver les signaux qui indiquent qu’une illustration correspond vraiment mieux qu’une autre pour un abonné donné ». Tout en évitant d’effectuer trop de tests en modifiant les images pour un même contenu, au risque de « désorienter les gens ». L’enjeu est également technique, tant pour les équipes de designers qui doivent créer plusieurs illustrations par oeuvre (jusqu’à quelques douzaines), que pour les équipes techniques, qui font face au défi de « gérer 20 millions de requêtes par seconde avec un faible temps de latence ».

Des algorithmes capables de « prédire la probabilité que l’utilisateur clique sur un contenu en fonction d’une image donnée »

Pour y répondre en évitant les tests qui prennent trop de temps, l’équipe technique a développé un algorithme capable d’apprendre en temps réel, et en ligne. Baptisés « contextual bandits », ces programmes sont capables de « déterminer rapidement la sélection d’illustrations personnalisées optimale pour chaque abonné ».

Après avoir « entraîné » leur algorithme, il est capable de « prédire la probabilité que l’utilisateur clique sur un contenu en fonction d’une image donnée ». Il ne reste plus qu’à choisir l’image avec la plus forte probabilité, et le tour est joué.

Si les ingénieurs de Netflix ne sont pas avares en explications techniques sur les tests qu’ils ont effectués et la façon dont leur algorithme fonctionne, ils considèrent ce projet comme « le premier exemple d’une personnalisation de la façon dont nous recommandons du contenu à nos utilisateurs ». Avant d’évoquer le déploiement de techniques similaires pour « les synopsis ou les bande-annonce ». Histoire d’offrir aux utilisateurs le confort de naviguer de contenus en contenus au sein de leur confortable bulle de filtre.

Marketing digital et social : 5 tendances qui vont façonner 2018

Source : frenchweb.fr

Parmi les nombreux exercices de prévisions incontournables en cette période de l’année, nous avons repéré sur le site australien spécialisé Marketingmag.com.au, celles d’Amaury Treguer, Head of social and content chez l’agence Hausmann Group. Pour lui, les dernières avancées technologiques vont redessiner le paysage du social et du digital, tels que nous les connaissons. En 2018, l’Intelligence Artificielle (IA) n’est plus un sujet prospectif, et les entreprises doivent commencer à l’adopter, afin d’offrir des expériences plus personnalisées à leurs clients. Avec la reconnaissance vocale et faciale, le search va connaître une nouvelle jeunesse, et d’autres façons de communiquer vont émerger. Tour d’horizon.

1. La voix renouvelle le search

Avec l’arrivée des assistants personnalisés comme Siri, Google Home ou Amazon Alexa, les utilisateurs ont une nouvelle façon d’interagir avec leurs appareils : en parlant avec eux. Par exemple, avec Google Home, si vous demandez la station-service la plus proche, vous recevrez automatiquement l’adresse, la distance et les heures d’ouverture. Au-delà de ces requêtes «simples», vous pouvez également demander à l’appareil de vous dire à quoi ressemblera votre journée, de lire votre musique préférée sur Spotify et même d’allumer ou d’éteindre vos lumières à distance. La façon d’interagir est simple et intuitive. 20% des recherches Google sont maintenant activées par la voix, et selon comScore, ce chiffre devrait atteindre 50% d’ici 2020.

Les requêtes faites via recherche vocale sont plus axées sur la conversation que les recherches traditionnelles et permettent de mieux comprendre l’intention de l’utilisateur. Les utilisateurs recherchent désormais par phrases complètes, par opposition à la combinaison de mots-clés qu’ils introduisent traditionnellement dans les navigateurs, ce qui rend les résultats plus riches et plus pertinents pour les utilisateurs. Les marques doivent se préparer à cette révolution.

Pour Amaury Treguer, la stratégie traditionnelle de mots clés SEO ne sera plus suffisante. Ceux qui travaillent efficacement à l’optimisation de leurs stratégies SEO orientées sur la voix devraient ainsi s’attendre à des pics de trafic et à une augmentation des revenus issus du e-commerce. A noter aussi : la commande vocale s’étend déjà au social. Des plateformes comme Facebook offrent à certains utilisateurs la possibilité d’envoyer des messages privés à leurs amis en parlant à leurs appareils.

Faut-il s’attendre à la mort des claviers d’ici 2025 ?

2. Vive le contenu éphémère

Jusqu’ici, les marketeurs concentraient leurs efforts sur la production de contenu pérenne, voire en payaient la promotion pour lui assurer une longévité supplémentaire. L’arrivée de Snapchat sur la scène sociale a bouleversé la façon dont les gens veulent consommer du contenu social. Snapchat a prouvé que le contenu éphémère a un rôle important à jouer. Preuve en est, Instagram Stories, Facebook Stories, WhatsApp Statut ont rapidement suivi, avec le dernier en date, YouTube avec Reels.

Les utilisateurs aiment la nature éphémère de ce type de contenu. N’être disponible que quelques heures seulement crée un sentiment d’exclusivité, voire un sentiment d’urgence à consommer – #FOMO (Fear of Missing Out, peur de manquer). En utilisant les différents outils disponibles (autocollants, filtres, Boomerang, Superzoom, sondages …), le contenu se fait aussi plus brut, authentique, personnel et ludique comparé au contenu publicitaire très polissé que les utilisateurs ont l’habitude de voir dans leurs flux sociaux. Aujourd’hui, Instagram Stories et WhatsApp Status ont respectivement 300 millions d’utilisateurs actifs par jour, ayant gagné 50 millions de nouveaux utilisateurs quotidiens chacun en quelques mois à peine.

Et il n’y a aucun signe de ralentissement du phénomène :  les marketeurs se doivent donc d’investir dans du contenu par-delà le flux classique, en apprenant à raconter leurs histoires de marque via des contenus éphémères.

3. Les tribus dans le marketing d’influence

Tandis que le marketing d’influence est de plus en plus intégré dans les stratégies, la question est désormais de savoir qui, des micro-influenceurs ou des macro-influenceurs, sont les plus efficaces. Malheureusement, il n’y a pas de réponse simple à cette question, car cela dépend de paramètres comme le budget disponible, les objectifs de chaque marque et la façon dont les spécialistes du marketing travaillent avec ces influenceurs.

Cependant, un récent rapport de L2 souligne que si les célébrités sont susceptibles de mieux fonctionner en phase de lancement, l’effet réseau des micro-influenceurs peut accroître la notoriété de la marque et l’engagement auprès des nouveaux consommateurs. L’étude a également décomposé le niveau d’engagement à attendre, par type d’influenceur. Les influenceurs ayant moins de 5 000 abonnés sur Instagram ont obtenu des taux d’engagement de l’ordre de 8%, tandis que les méga influenceurs avec 1 à 7 millions de followers en récoltait à peine 1,6%. Travailler avec une armée de micro-influenceurs a donc ses avantages.

Maintenant, imaginez si cette armée de consommateurs se compose de vrais supporters de votre marque, qui veulent s’engager les uns avec les autres, et que votre marque est le catalyseur de cet engagement. Le rêve de tout marketeur … C’est ce que le Dr Peter Steidl, neuroscientifique et directeur de Neurothinking, a qualifié de tribu de marque. Le « tribalisme » de marque n’est pas nouveau, mais les canaux numériques et sociaux ont accéléré le mouvement et permis aux spécialistes du marketing de le mesurer. Par exemple, le volume de contenu de marque partagé par un membre de la tribu est un indicateur de performance, perçu comme un puissant marqueur d’intérêt, d’intention et de passion.

A noter aussi :  ceux qui partagent sont neuf plus susceptibles de convertir que ceux qui ne le font pas. En 2018, les spécialistes du marketing doivent donc en finir avec les partenariats ponctuels et sans cohérence avec les influenceurs, pour commencer à rassembler leur tribu.

4. Animojis, le nouveau visage des emojis

Lorsque Apple a lancé l’iPhone X en septembre, la principale caractéristique dont tout le monde parlait n’était pas la recharge révolutionnaire sans-fil ou la technologie de reconnaissance faciale, mais les nouveaux Animojis. En utilisant une combinaison de reconnaissance faciale et de technologie de caméra 3D, Apple a créé une nouvelle façon de communiquer en ligne : Amimojis, ou emojis animés. Cette nouvelle fonctionnalité permet aux utilisateurs de créer de courtes séquences de leurs propres émotions et de les envoyer en tant qu’émojis à leurs pairs.

Si l’on en croit le succès actuel et passé des LOLs, des smileys, des emojis ou même des Facebook Reactions, les Animojis sont là pour rester. Animojis aidera les utilisateurs à communiquer des indices non verbaux lorsqu’ils parlent à d’autres utilisateurs ou interagissent avec le contenu. Animojis apportera un autre niveau de personnalisation et un visage plus «humain» au monde numérique.

5. La personnalisation à l’échelle

Innovations et avancées technologiques telles que l’IA et la reconnaissance faciale vont bouleverser la façon dont les spécialistes du marketing planifient et exécutent leurs campagnes de marque. L’approche « One-size fits all » ne sera plus suffisante. Les consommateurs attendent déjà des messages plus proactifs, personnalisés et adaptés en fonction de leur position dans le parcours client. Selon une étude de Salesforce, 66% des consommateurs disent qu’ils sont extrêmement ou plutôt susceptibles de changer de marque, s’ils ont l’impression d’être traité comme un numéro que comme un individu.

Il n’y a jamais eu un moment plus favorable à la collaboration étroite entre spécialistes du marketing, data scientists, analystes et créatifs, afin de proposer contenus et publicités plus personnalisés et hyper pertinents aux utilisateurs. La personnalisation vidéo est de loin le challenge le plus difficile, mais certains spécialistes du marketing ont déjà réussi (par exemple, la chaîne britannique Channel 4 a personnalisé ses spots au nom des spectateurs pour la sortie de Alien Covenant).

Ce n’est qu’une question de temps avant que les consommateurs ne s’attendent à ce type de personnalisation de la part de chaque marque. Pour tendre vers l’expérience client parfaite, passer la personnalisation à l’échelle devra être l’objectif ultime des marketeurs cette année.

Un noël sous le signe de l’Adwords et du Marketing Automation

Il existe de nombreux leviers webmarketing pour bien préparer les fêtes de fin d’année. Entre le Black Friday, le Cyber Monday ou encore Noël, les e-commerçants ont de quoi faire !

Mais alors comment acquérir du trafic qualifié et le fidéliser ?

L’Adwords et le marketing Automation pour bien préparer les fêtes

Le social Ads, l’affiliation, l’emailing… Nous le disions précédemment, il existe une pléthore d’outils pour optimiser votre acquisition de trafic. Aujourd’hui, notre partenaire Brioude Internet, une agence de référencement, vous propose de mettre l’accent sur le Référencement Payant et le Marketing Automation pour booster vos ventes pendant cette période de grande consommation. Enfin, si vous souhaitez aller plus loin dans la découverte de ces leviers, vous pourrez trouver le formulaire de téléchargement du livre blanc en fin d’article.

Pourquoi faire de l’Adwords pour Noël ?

Faire des campagnes Adwords pendant les fêtes de fin d’année peut avoir plusieurs avantages :

• En effet, elles vous permettront de rapidement vous positionner dans les premiers résultats de Google et ainsi gagner en visibilité.

• Être présent sur plusieurs supports : si vous vous lancez dans l’Adwords, alors il peut être judicieux de faire du Google Shopping en parallèle.

• Recibler vos internautes en créant des listes de remarketing. Cela vous permettra de cibler les internautes qui sont venus sur votre site et par conséquent améliorer votre taux de conversion.

• Acquérir un trafic qualifié. Si la campagne est bien faite et quelle cible les bonnes requêtes, vous ne devriez toucher que les internautes réellement intéressés par vos offres et produits.

• C’est un moyen efficace pour vous démarquer de vos concurrents. Une nouvelle fois, si vous avez de bonnes campagnes (textuelles et displays), alors l’Adwords peut être un moyen de vous démarquer de vos concurrents.

• Inciter à l’action, grâce à des comptes à rebours, des offres, des éléments de rassurance.

Dernier conseil concernant l’Adwords. Pensez bien à les optimiser (visuels et textes) pour le mobile. De plus en plus d’internaute passe par ce devis pour naviguer sur internet.

 

Pourquoi faire du Marketing Automation pour Noël ?

Le Marketing Automation possède lui aussi plusieurs atouts qu’il peut être intéressant d’utiliser pendant la période de Noël.

• Une fois vos ressources prêtes (mails, scénarii, formulaires, …), le Marketing Automation est un outil qui vous permettra de vous faire gagner un temps précieux car il automatisera bon nombre de vos tâches, comme vos relances par exemple.

• Il permettra de scorer vos contacts. Grâce aux scores de vos contacts, vous pourrez rapidement voir quels sont les internautes qu’il faudra contacter par la suite.

• Vous pourrez segmenter vos internautes et leur adresser le bon message, au bon moment.

• Personnaliser votre relation avec vos internautes

Si vous souhaitez connaitre toutes les bonnes pratiques sur l’Adwords et le Marketing Automation, nous vous invitons à télécharger et à découvrir notre livre blanc « Opération Spéciale Noël » : Adwords et Marketing Automation.

FORMULAIRE :

Ce livre blanc reprend l’histoire de notre e-commerçant là où nous l’avions laissée. Maintenant qu’il a retravaillé son SEO, ses pages Facebook et son e-reputation, il décide de s’attaquer à l’Adwords et au Marketing Automation. En parallèle, il doit trouver le cadeau parfait pour son épouse et évidemment, la pression monte au fur et à mesure que les jours passent…

Cocorico : la marque France en pleine euphorie grâce au renouveau du « soft power » à la française…

Source : brandnewsblog.com

On ne saurait dire exactement ce qui s’est passé, mais en cette fin d’année propice aux bilans, réjouissons-nous : notre marque pays est en pleine euphorie et de mémoire de mangeur de grenouilles, jamais moisson de victoires et de distinctions n’aura été plus fructueuse pour notre pays…

Un doute sur mon affirmation ? Alors récapitulons si vous le voulez bien quelques-uns des motifs de satisfaction de l’année écoulée – et pardon d’avance de mélanger ainsi la chèvre et le chou – mais entre l’obtention des Jeux olympiques et paralympiques de 2024, conquis de haute lutte après une course haletante avec Los Angeles, l’organisation du Mondial de rugby 2023, la nomination d’une française à la tête de l’Unesco ou bien encore l’accueil par Paris du futur siège de l’Autorité Bancaire Européenne, pour ne citer que ces exemples, les signes congruents d’un net regain de l’influence française sur la scène internationale ont été légion en 2017.

Du reste, deux classements hautement symboliques sont dernièrement venus confirmer cette situation globalement inédite pour notre pays : tandis que le cabinet de conseil Portland et l’université de Californie du Sud sacraient pour la première fois la France comme pays le plus influent du monde (devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis je vous prie) dans leur palmarès annuel « Soft power 30 » publié au mois de juillet¹, ce sont tout récemment le professeur Simon Anholt et l’institut Gfk qui, dans leur classement « Anholt-GfK Nation Brands Index² » des meilleures marques pays, ont cette fois placé la marque France en deuxième position mondiale derrière l’Allemagne (et devant les Etats-Unis, 6ème), une place que nous n’avions plus occupée depuis 2009…

Alors certes, dans cette déferlante de distinctions et de bonnes nouvelles, certains esprits bien hexagonaux souligneront peut-être que la performance française s’explique notamment par des facteurs éminemment conjoncturels comme la perte d’influence du soft power américain sur la scène internationale, suite à l’élection de Donald Trump (je reviendrai plus loin sur les hypothèses explicatives), tout comme d’autres Cassandre rappelleront la faiblesse persistante de notre commerce extérieur – une grosse ombre au tableau il est vrai – en ajoutant à toutes fins auto-flagellatrices utiles que nous venons également de passer à côté du siège de l’Agence européenne des médicaments (AEM) que la ville de Lille rêvait d’obtenir… tout comme 18 autres villes européennes candidates faut-il le rappeler (!)

Pour une nation dont le peuple est aussi connu, année après année et étude après étude, pour être le plus pessimiste du monde, il serait d’ailleurs tentant de bouder son plaisir et de passer à autre chose (en attendant avec espoir une prochaine déconvenue tricolore ?). Mais voilà : ce serait sans compter sur le BrandNewsBlog… Et si les chiffres sont têtus, j’adore quant à moi les analyser et les mettre en perspective, surtout quand il s’agit de parler de parler de marque et de marketing !

Comment une telle résurrection de la marque France a-t-elle pu se produire en l’espace de quelques années seulement et quelles sont les raisons de ce regain spectaculaire d’influence ? Faut-il voir dans cette embellie un effet « Macron » ? Et cet élan peut-il vraiment perdurer en 2018, au bénéfice de notre marque-pays et de notre économie française ? Sous quelles conditions ?

C’est ce que je vous propose d’évoquer et décrypter aujourd’hui… sans oublier de célébrer ces bons résultats car ainsi que je viens de le dire : je ne suis quant à moi pas du genre à bouder mon plaisir ni les bonnes nouvelles 🙂

La France, une marque en pleine euphorie parmi 197 concurrentes se livrant une guerre sans merci…

C’est Denis Gancel, Président-fondateur de l’agence W, qui publie chaque année un très intéressant Observatoire de la marque France, en partenariat avec HEC Paris, Cap et Ernst & Young, qui le rappelait il y a quelques mois : « Le marketing pays est un levier de reconnaissance internationale. Un pays, tout comme une marque, doit être connu, aimé et choisi. Entrer dans cette logique, c’est être prêt à s’exposer et à défendre son imaginaire comme un véritable capital ».

Et après les Etats-Unis, qui furent les premiers à avoir l’idée d’appliquer une stratégie d’image à leur nation, sous la houlette du Président Woodrow Wilson et du journaliste et propagandiste Georges Creel³ – pour promouvoir les valeurs de l’Amérique et lever des fonds dans le contexte de la première guerre mondiale en l’occurrence – ce sont aujourd’hui pas moins de 197 pays recensés à l’ONU qui se livrent une impitoyable guerre d’attractivité économique pour séduire les entreprises et les investisseurs du monde entier, et pour capter le milliard de voyageurs annuels en quête de nouvelles destinations touristiques à visiter…

Dans cette grande bagarre à l’échelle planétaire, où tous les coup sont permis ou presque, il est bien évident que ceux qui savent le mieux « mettre en mouvement ces milliers d’actions distinctes, mais toutes stratégiquement liées entre elles » qui contribuent à l’image et à l’influence de leur nation, bénéficient évidemment d’une indéniable longueur d’avance, à l’heure où les outils numériques permettent désormais à chacun de défendre crânement ses chances et de se faire connaître.

« Là où, il y a encore une poignée d’années, seule une poignée de pays avaient les moyens d’investir sur leur image et d’assumer de coûteuses campagnes de publicité, chacun peut désormais, grâce au digital, avoir accès à faible coût à une large audience », confirme ainsi Denis Gancel.

Dans ce contexte, bien figurer dans les grands classements mondiaux publiés chaque année par une douzaine d’organismes différents s’avère d’autant plus important que ces classements ont une vertu irremplaçable : « celle de simplifier la mondialisation en fournissant à tous – dirigeants, analystes, journalistes, observateurs… – des points de repère clairs et lisibles » ajoute à juste titre le patron de l’agence W.

Et dans ce domaine, on ne peut évidemment que se réjouir de l’embellie dont je parfais en introduction et que connaît aujourd’hui la marque France, après des années de contre-performances et d’une morosité palpable… Rappelons, pour ce ne citer que cet exemple parmi les tendances relevées l’an dernier par l’Observatoire de la marque France, que près de 70% des Français déclaraient alors notre pays « en déclin et en dépression »… illustrant un niveau de perte de confiance jamais atteint dans nos propres ressources mentales et dans notre capacité collective à rebondir.

En comparaison de cet amer breuvage, le cru 2017 des plus grands classements mondiaux en matière de nation branding et d’influence paraît infiniment plus gouleyant ! Car si tous les instituts d’étude de nous classent pas aussi haut que l’index Anholt-GfK Nation Brands, la progression de notre marque pays est saluée par tous, accompagnée de rebonds spectaculaires.

Ainsi, tandis que le « Anholt-GfK Nation Brands Index » voit la marque France progresser du 5ème rang au deuxième rang mondial entre 2016 et 2017 (alors que les Etats-Unis chutent de la première à la sixième place), le classement 2017 des 100 marques nationales les plus puissantes publié par l’agence d’évaluation Brand Finance voit quant à elle la valeur de la marque France faire un bond de 27%, de 2 339 milliards de dollars à 2 969 milliards, en restant au 6ème rang des marques pays ayant la plus forte valorisation.

Plus complet et multicritères, puisqu’il prend en compte le dynamisme politique, économique, culturel, éducatif mais également digital des pays étudiés ainsi que leur potentiel d’engagement, le palmarès « Soft power 30 » publié par le cabinet de conseil Portland et l’université de Californie du Sud est encore plus flatteur pour notre pays, puisqu’il nous attribue une première place sur le critère de l’engagement que nous avons su susciter et une deuxième place sur le critère de notre dynamique culturelle,  ainsi que le 4ème rang mondial en matière de maturité digitale…

 

Omnicommerce : comment gagner la partie ?

Source : thinkwithgoogle.com

Exit la séparation entre commerce online et offline. L’avenir repose sur l’imbrication des deux. Autrement dit l’online-to-offline, ou O2O. Retrouvez en images les 5 règles du jeu pour décoder les grands concepts de l’O2O, reconstituer le puzzle du parcours client et gagner la partie de l’omnicommerce.

Noël : Les français s’apprêtent à dépenser plus de 12 milliards en ligne

Source : comarketing-news.fr

Les Français vont dépenser 68,14 milliards d’euros pour Noël 2017, dont 12,32 milliards d’euros en ligne et 5,38 milliards d’euros grâce à leur mobile, selon la dernière étude internationale du CRR menée par RetailMeNot.

RetailMeNot vient de publier la 5ème édition de son étude internationale réalisée par le Centre for Retail Research (CRR) qui présente les prévisions des ventes de détail et en ligne dans sept pays d’Europe (France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie, Espagne), aux Etats-Unis et au Canada sur les six semaines précédant le jour de Noël.

Cette étude révèle que les Français, tout comme leurs voisins européens, considèrent les fêtes de fin d’année comme un moment de générosité et de convivialité indispensable avec leurs proches : leur budget ne fait qu’augmenter d’année en année depuis 2013 selon l’étude.

Le budget de Noël augmente en 2017, mais les Français restent prévoyants

En 2017, ils vont dépenser 68,14 milliards d’euros, soit une augmentation de 1,8% par rapport à l’année dernière. Cette augmentation se situe ainsi exactement dans la moyenne européenne, avec 330 milliards d’euros dépensés sur les 7 pays étudiés.

Cependant, les foyers Français restent moins dépensiers que nos voisins européens, avec 569€ en moyenne, derrière les Britanniques (946€), les Allemands (726€), et les Belges (605€).

Les dépenses les plus élevées concernent le Royaume-Uni avec 90 milliards d’euros, suivi par l’Allemagne (77 milliards d’euros), et la France en troisième position. L’augmentation comparée à 2016 sera la plus forte en Espagne (+2,9%), en Allemagne (+2,3%) et aux Pays Bas (+2,2%).

Le contexte géopolitique est toujours susceptible d’influencer les achats, y compris les cadeaux de Noël. Par exemple, le Brexit pourrait avoir un possible impact sur les dépenses des Britanniques, même s’il reste premier du classement européen, l’augmentation du budget est la plus faible d’Europe (+1,4%).

Comment les Français vont dépenser leur budget de Noël cette année ?

Une fois les listes au Père Noël terminées et envoyées, le premier objectif est de trouver le bon cadeau au meilleur prix en un temps record. C’est pourquoi les Français se tournent massivement vers le commerce en ligne. Effectivement, le e-commerce affiche une croissance continue : aujourd’hui il équivaut à 1 euro dépensé sur 10 en France [2].

La France figure dans le top 3 des pays européens adeptes du commerce en ligne, et les achats de Noël viennent amplifier cette tendance pour les commerçants. Ainsi, cette année, 12,32 milliards d’euros seront dépensés en ligne par les Français pour Noël, soit 18% de plus que l’année dernière (10,9 milliards d’euros en 2016).

En comparaison, les Britanniques sont les champions dans ce domaine, avec près de 30% du budget de Noël dépensé en ligne, soit 27 milliards d’euros. La moyenne européenne montre une augmentation de ce canal d’achat de 21% par rapport à l’année dernière.

Le e-commerce est de plus en plus sollicité pour faire ses achats de Noël et éviter la cohue en magasin. Mais ce canal est aussi largement employé pour faire du repérage avant d’aller finaliser l’achat en boutique.

Aujourd’hui, le commerce physique représente plus de 55 milliards d’euros des dépenses à Noël en France, loin devant le e-commerce. Néanmoins, cette tendance affiche une légère baisse, régulière depuis l’année dernière (- 0,4%).

Le commerce sur mobile continue de booster le e-commerce : une aubaine pour le retail ?

L’étude 2017 sur le budget de Noël montre que l’écart se resserre entre les PC et les mobiles. Les années précédentes, les PC étaient loin devant le mobile, mais ce canal d’achat est de plus en plus privilégié, non seulement pour faire des recherches, mais aussi pour commander et valider son panier.

Les achats sur mobile vont représenter 5,38 milliards d’euros de dépenses, soit 43,7%, contre 6,94 milliards d’euros dépensés sur les PC. Pour les achats sur mobile, les Français sont partagés entre l’utilisation du smartphone (23.3%) ou de la tablette (20.4%), qui bénéficie pourtant d’un écran plus large et pratique pour faire ses achats.

Anne-Marie Schwab, Directrice Générale de RetailMeNot France, commente :

« Noël est une période clé pour les enseignes en France et en Europe. Malgré un budget en hausse continue et régulière ces dernières années, les Français sont particulièrement vigilants sur leurs dépenses et cherchent de plus en plus à faire de bonnes affaires.

Pour preuve, le succès grandissant du week-end du Black Friday en France, avec une augmentation des dépenses de 4% entre 2016 et 2017 soit 4,6 millions d’euros dépensés en 4 jours. Le mobile est également de plus en plus utilisé pour valider son panier, grâce notamment au développement d’applications qui ont radicalement modifié la dynamique d’achat. »

Social Média Expert