Marketing digital et social : 5 tendances qui vont façonner 2018

Source : frenchweb.fr

Parmi les nombreux exercices de prévisions incontournables en cette période de l’année, nous avons repéré sur le site australien spécialisé Marketingmag.com.au, celles d’Amaury Treguer, Head of social and content chez l’agence Hausmann Group. Pour lui, les dernières avancées technologiques vont redessiner le paysage du social et du digital, tels que nous les connaissons. En 2018, l’Intelligence Artificielle (IA) n’est plus un sujet prospectif, et les entreprises doivent commencer à l’adopter, afin d’offrir des expériences plus personnalisées à leurs clients. Avec la reconnaissance vocale et faciale, le search va connaître une nouvelle jeunesse, et d’autres façons de communiquer vont émerger. Tour d’horizon.

1. La voix renouvelle le search

Avec l’arrivée des assistants personnalisés comme Siri, Google Home ou Amazon Alexa, les utilisateurs ont une nouvelle façon d’interagir avec leurs appareils : en parlant avec eux. Par exemple, avec Google Home, si vous demandez la station-service la plus proche, vous recevrez automatiquement l’adresse, la distance et les heures d’ouverture. Au-delà de ces requêtes «simples», vous pouvez également demander à l’appareil de vous dire à quoi ressemblera votre journée, de lire votre musique préférée sur Spotify et même d’allumer ou d’éteindre vos lumières à distance. La façon d’interagir est simple et intuitive. 20% des recherches Google sont maintenant activées par la voix, et selon comScore, ce chiffre devrait atteindre 50% d’ici 2020.

Les requêtes faites via recherche vocale sont plus axées sur la conversation que les recherches traditionnelles et permettent de mieux comprendre l’intention de l’utilisateur. Les utilisateurs recherchent désormais par phrases complètes, par opposition à la combinaison de mots-clés qu’ils introduisent traditionnellement dans les navigateurs, ce qui rend les résultats plus riches et plus pertinents pour les utilisateurs. Les marques doivent se préparer à cette révolution.

Pour Amaury Treguer, la stratégie traditionnelle de mots clés SEO ne sera plus suffisante. Ceux qui travaillent efficacement à l’optimisation de leurs stratégies SEO orientées sur la voix devraient ainsi s’attendre à des pics de trafic et à une augmentation des revenus issus du e-commerce. A noter aussi : la commande vocale s’étend déjà au social. Des plateformes comme Facebook offrent à certains utilisateurs la possibilité d’envoyer des messages privés à leurs amis en parlant à leurs appareils.

Faut-il s’attendre à la mort des claviers d’ici 2025 ?

2. Vive le contenu éphémère

Jusqu’ici, les marketeurs concentraient leurs efforts sur la production de contenu pérenne, voire en payaient la promotion pour lui assurer une longévité supplémentaire. L’arrivée de Snapchat sur la scène sociale a bouleversé la façon dont les gens veulent consommer du contenu social. Snapchat a prouvé que le contenu éphémère a un rôle important à jouer. Preuve en est, Instagram Stories, Facebook Stories, WhatsApp Statut ont rapidement suivi, avec le dernier en date, YouTube avec Reels.

Les utilisateurs aiment la nature éphémère de ce type de contenu. N’être disponible que quelques heures seulement crée un sentiment d’exclusivité, voire un sentiment d’urgence à consommer – #FOMO (Fear of Missing Out, peur de manquer). En utilisant les différents outils disponibles (autocollants, filtres, Boomerang, Superzoom, sondages …), le contenu se fait aussi plus brut, authentique, personnel et ludique comparé au contenu publicitaire très polissé que les utilisateurs ont l’habitude de voir dans leurs flux sociaux. Aujourd’hui, Instagram Stories et WhatsApp Status ont respectivement 300 millions d’utilisateurs actifs par jour, ayant gagné 50 millions de nouveaux utilisateurs quotidiens chacun en quelques mois à peine.

Et il n’y a aucun signe de ralentissement du phénomène :  les marketeurs se doivent donc d’investir dans du contenu par-delà le flux classique, en apprenant à raconter leurs histoires de marque via des contenus éphémères.

3. Les tribus dans le marketing d’influence

Tandis que le marketing d’influence est de plus en plus intégré dans les stratégies, la question est désormais de savoir qui, des micro-influenceurs ou des macro-influenceurs, sont les plus efficaces. Malheureusement, il n’y a pas de réponse simple à cette question, car cela dépend de paramètres comme le budget disponible, les objectifs de chaque marque et la façon dont les spécialistes du marketing travaillent avec ces influenceurs.

Cependant, un récent rapport de L2 souligne que si les célébrités sont susceptibles de mieux fonctionner en phase de lancement, l’effet réseau des micro-influenceurs peut accroître la notoriété de la marque et l’engagement auprès des nouveaux consommateurs. L’étude a également décomposé le niveau d’engagement à attendre, par type d’influenceur. Les influenceurs ayant moins de 5 000 abonnés sur Instagram ont obtenu des taux d’engagement de l’ordre de 8%, tandis que les méga influenceurs avec 1 à 7 millions de followers en récoltait à peine 1,6%. Travailler avec une armée de micro-influenceurs a donc ses avantages.

Maintenant, imaginez si cette armée de consommateurs se compose de vrais supporters de votre marque, qui veulent s’engager les uns avec les autres, et que votre marque est le catalyseur de cet engagement. Le rêve de tout marketeur … C’est ce que le Dr Peter Steidl, neuroscientifique et directeur de Neurothinking, a qualifié de tribu de marque. Le « tribalisme » de marque n’est pas nouveau, mais les canaux numériques et sociaux ont accéléré le mouvement et permis aux spécialistes du marketing de le mesurer. Par exemple, le volume de contenu de marque partagé par un membre de la tribu est un indicateur de performance, perçu comme un puissant marqueur d’intérêt, d’intention et de passion.

A noter aussi :  ceux qui partagent sont neuf plus susceptibles de convertir que ceux qui ne le font pas. En 2018, les spécialistes du marketing doivent donc en finir avec les partenariats ponctuels et sans cohérence avec les influenceurs, pour commencer à rassembler leur tribu.

4. Animojis, le nouveau visage des emojis

Lorsque Apple a lancé l’iPhone X en septembre, la principale caractéristique dont tout le monde parlait n’était pas la recharge révolutionnaire sans-fil ou la technologie de reconnaissance faciale, mais les nouveaux Animojis. En utilisant une combinaison de reconnaissance faciale et de technologie de caméra 3D, Apple a créé une nouvelle façon de communiquer en ligne : Amimojis, ou emojis animés. Cette nouvelle fonctionnalité permet aux utilisateurs de créer de courtes séquences de leurs propres émotions et de les envoyer en tant qu’émojis à leurs pairs.

Si l’on en croit le succès actuel et passé des LOLs, des smileys, des emojis ou même des Facebook Reactions, les Animojis sont là pour rester. Animojis aidera les utilisateurs à communiquer des indices non verbaux lorsqu’ils parlent à d’autres utilisateurs ou interagissent avec le contenu. Animojis apportera un autre niveau de personnalisation et un visage plus «humain» au monde numérique.

5. La personnalisation à l’échelle

Innovations et avancées technologiques telles que l’IA et la reconnaissance faciale vont bouleverser la façon dont les spécialistes du marketing planifient et exécutent leurs campagnes de marque. L’approche « One-size fits all » ne sera plus suffisante. Les consommateurs attendent déjà des messages plus proactifs, personnalisés et adaptés en fonction de leur position dans le parcours client. Selon une étude de Salesforce, 66% des consommateurs disent qu’ils sont extrêmement ou plutôt susceptibles de changer de marque, s’ils ont l’impression d’être traité comme un numéro que comme un individu.

Il n’y a jamais eu un moment plus favorable à la collaboration étroite entre spécialistes du marketing, data scientists, analystes et créatifs, afin de proposer contenus et publicités plus personnalisés et hyper pertinents aux utilisateurs. La personnalisation vidéo est de loin le challenge le plus difficile, mais certains spécialistes du marketing ont déjà réussi (par exemple, la chaîne britannique Channel 4 a personnalisé ses spots au nom des spectateurs pour la sortie de Alien Covenant).

Ce n’est qu’une question de temps avant que les consommateurs ne s’attendent à ce type de personnalisation de la part de chaque marque. Pour tendre vers l’expérience client parfaite, passer la personnalisation à l’échelle devra être l’objectif ultime des marketeurs cette année.

Un noël sous le signe de l’Adwords et du Marketing Automation

Il existe de nombreux leviers webmarketing pour bien préparer les fêtes de fin d’année. Entre le Black Friday, le Cyber Monday ou encore Noël, les e-commerçants ont de quoi faire !

Mais alors comment acquérir du trafic qualifié et le fidéliser ?

L’Adwords et le marketing Automation pour bien préparer les fêtes

Le social Ads, l’affiliation, l’emailing… Nous le disions précédemment, il existe une pléthore d’outils pour optimiser votre acquisition de trafic. Aujourd’hui, notre partenaire Brioude Internet, une agence de référencement, vous propose de mettre l’accent sur le Référencement Payant et le Marketing Automation pour booster vos ventes pendant cette période de grande consommation. Enfin, si vous souhaitez aller plus loin dans la découverte de ces leviers, vous pourrez trouver le formulaire de téléchargement du livre blanc en fin d’article.

Pourquoi faire de l’Adwords pour Noël ?

Faire des campagnes Adwords pendant les fêtes de fin d’année peut avoir plusieurs avantages :

• En effet, elles vous permettront de rapidement vous positionner dans les premiers résultats de Google et ainsi gagner en visibilité.

• Être présent sur plusieurs supports : si vous vous lancez dans l’Adwords, alors il peut être judicieux de faire du Google Shopping en parallèle.

• Recibler vos internautes en créant des listes de remarketing. Cela vous permettra de cibler les internautes qui sont venus sur votre site et par conséquent améliorer votre taux de conversion.

• Acquérir un trafic qualifié. Si la campagne est bien faite et quelle cible les bonnes requêtes, vous ne devriez toucher que les internautes réellement intéressés par vos offres et produits.

• C’est un moyen efficace pour vous démarquer de vos concurrents. Une nouvelle fois, si vous avez de bonnes campagnes (textuelles et displays), alors l’Adwords peut être un moyen de vous démarquer de vos concurrents.

• Inciter à l’action, grâce à des comptes à rebours, des offres, des éléments de rassurance.

Dernier conseil concernant l’Adwords. Pensez bien à les optimiser (visuels et textes) pour le mobile. De plus en plus d’internaute passe par ce devis pour naviguer sur internet.

 

Pourquoi faire du Marketing Automation pour Noël ?

Le Marketing Automation possède lui aussi plusieurs atouts qu’il peut être intéressant d’utiliser pendant la période de Noël.

• Une fois vos ressources prêtes (mails, scénarii, formulaires, …), le Marketing Automation est un outil qui vous permettra de vous faire gagner un temps précieux car il automatisera bon nombre de vos tâches, comme vos relances par exemple.

• Il permettra de scorer vos contacts. Grâce aux scores de vos contacts, vous pourrez rapidement voir quels sont les internautes qu’il faudra contacter par la suite.

• Vous pourrez segmenter vos internautes et leur adresser le bon message, au bon moment.

• Personnaliser votre relation avec vos internautes

Si vous souhaitez connaitre toutes les bonnes pratiques sur l’Adwords et le Marketing Automation, nous vous invitons à télécharger et à découvrir notre livre blanc « Opération Spéciale Noël » : Adwords et Marketing Automation.

FORMULAIRE :

Ce livre blanc reprend l’histoire de notre e-commerçant là où nous l’avions laissée. Maintenant qu’il a retravaillé son SEO, ses pages Facebook et son e-reputation, il décide de s’attaquer à l’Adwords et au Marketing Automation. En parallèle, il doit trouver le cadeau parfait pour son épouse et évidemment, la pression monte au fur et à mesure que les jours passent…

Cocorico : la marque France en pleine euphorie grâce au renouveau du « soft power » à la française…

Source : brandnewsblog.com

On ne saurait dire exactement ce qui s’est passé, mais en cette fin d’année propice aux bilans, réjouissons-nous : notre marque pays est en pleine euphorie et de mémoire de mangeur de grenouilles, jamais moisson de victoires et de distinctions n’aura été plus fructueuse pour notre pays…

Un doute sur mon affirmation ? Alors récapitulons si vous le voulez bien quelques-uns des motifs de satisfaction de l’année écoulée – et pardon d’avance de mélanger ainsi la chèvre et le chou – mais entre l’obtention des Jeux olympiques et paralympiques de 2024, conquis de haute lutte après une course haletante avec Los Angeles, l’organisation du Mondial de rugby 2023, la nomination d’une française à la tête de l’Unesco ou bien encore l’accueil par Paris du futur siège de l’Autorité Bancaire Européenne, pour ne citer que ces exemples, les signes congruents d’un net regain de l’influence française sur la scène internationale ont été légion en 2017.

Du reste, deux classements hautement symboliques sont dernièrement venus confirmer cette situation globalement inédite pour notre pays : tandis que le cabinet de conseil Portland et l’université de Californie du Sud sacraient pour la première fois la France comme pays le plus influent du monde (devant le Royaume-Uni et les Etats-Unis je vous prie) dans leur palmarès annuel « Soft power 30 » publié au mois de juillet¹, ce sont tout récemment le professeur Simon Anholt et l’institut Gfk qui, dans leur classement « Anholt-GfK Nation Brands Index² » des meilleures marques pays, ont cette fois placé la marque France en deuxième position mondiale derrière l’Allemagne (et devant les Etats-Unis, 6ème), une place que nous n’avions plus occupée depuis 2009…

Alors certes, dans cette déferlante de distinctions et de bonnes nouvelles, certains esprits bien hexagonaux souligneront peut-être que la performance française s’explique notamment par des facteurs éminemment conjoncturels comme la perte d’influence du soft power américain sur la scène internationale, suite à l’élection de Donald Trump (je reviendrai plus loin sur les hypothèses explicatives), tout comme d’autres Cassandre rappelleront la faiblesse persistante de notre commerce extérieur – une grosse ombre au tableau il est vrai – en ajoutant à toutes fins auto-flagellatrices utiles que nous venons également de passer à côté du siège de l’Agence européenne des médicaments (AEM) que la ville de Lille rêvait d’obtenir… tout comme 18 autres villes européennes candidates faut-il le rappeler (!)

Pour une nation dont le peuple est aussi connu, année après année et étude après étude, pour être le plus pessimiste du monde, il serait d’ailleurs tentant de bouder son plaisir et de passer à autre chose (en attendant avec espoir une prochaine déconvenue tricolore ?). Mais voilà : ce serait sans compter sur le BrandNewsBlog… Et si les chiffres sont têtus, j’adore quant à moi les analyser et les mettre en perspective, surtout quand il s’agit de parler de parler de marque et de marketing !

Comment une telle résurrection de la marque France a-t-elle pu se produire en l’espace de quelques années seulement et quelles sont les raisons de ce regain spectaculaire d’influence ? Faut-il voir dans cette embellie un effet « Macron » ? Et cet élan peut-il vraiment perdurer en 2018, au bénéfice de notre marque-pays et de notre économie française ? Sous quelles conditions ?

C’est ce que je vous propose d’évoquer et décrypter aujourd’hui… sans oublier de célébrer ces bons résultats car ainsi que je viens de le dire : je ne suis quant à moi pas du genre à bouder mon plaisir ni les bonnes nouvelles 🙂

La France, une marque en pleine euphorie parmi 197 concurrentes se livrant une guerre sans merci…

C’est Denis Gancel, Président-fondateur de l’agence W, qui publie chaque année un très intéressant Observatoire de la marque France, en partenariat avec HEC Paris, Cap et Ernst & Young, qui le rappelait il y a quelques mois : « Le marketing pays est un levier de reconnaissance internationale. Un pays, tout comme une marque, doit être connu, aimé et choisi. Entrer dans cette logique, c’est être prêt à s’exposer et à défendre son imaginaire comme un véritable capital ».

Et après les Etats-Unis, qui furent les premiers à avoir l’idée d’appliquer une stratégie d’image à leur nation, sous la houlette du Président Woodrow Wilson et du journaliste et propagandiste Georges Creel³ – pour promouvoir les valeurs de l’Amérique et lever des fonds dans le contexte de la première guerre mondiale en l’occurrence – ce sont aujourd’hui pas moins de 197 pays recensés à l’ONU qui se livrent une impitoyable guerre d’attractivité économique pour séduire les entreprises et les investisseurs du monde entier, et pour capter le milliard de voyageurs annuels en quête de nouvelles destinations touristiques à visiter…

Dans cette grande bagarre à l’échelle planétaire, où tous les coup sont permis ou presque, il est bien évident que ceux qui savent le mieux « mettre en mouvement ces milliers d’actions distinctes, mais toutes stratégiquement liées entre elles » qui contribuent à l’image et à l’influence de leur nation, bénéficient évidemment d’une indéniable longueur d’avance, à l’heure où les outils numériques permettent désormais à chacun de défendre crânement ses chances et de se faire connaître.

« Là où, il y a encore une poignée d’années, seule une poignée de pays avaient les moyens d’investir sur leur image et d’assumer de coûteuses campagnes de publicité, chacun peut désormais, grâce au digital, avoir accès à faible coût à une large audience », confirme ainsi Denis Gancel.

Dans ce contexte, bien figurer dans les grands classements mondiaux publiés chaque année par une douzaine d’organismes différents s’avère d’autant plus important que ces classements ont une vertu irremplaçable : « celle de simplifier la mondialisation en fournissant à tous – dirigeants, analystes, journalistes, observateurs… – des points de repère clairs et lisibles » ajoute à juste titre le patron de l’agence W.

Et dans ce domaine, on ne peut évidemment que se réjouir de l’embellie dont je parfais en introduction et que connaît aujourd’hui la marque France, après des années de contre-performances et d’une morosité palpable… Rappelons, pour ce ne citer que cet exemple parmi les tendances relevées l’an dernier par l’Observatoire de la marque France, que près de 70% des Français déclaraient alors notre pays « en déclin et en dépression »… illustrant un niveau de perte de confiance jamais atteint dans nos propres ressources mentales et dans notre capacité collective à rebondir.

En comparaison de cet amer breuvage, le cru 2017 des plus grands classements mondiaux en matière de nation branding et d’influence paraît infiniment plus gouleyant ! Car si tous les instituts d’étude de nous classent pas aussi haut que l’index Anholt-GfK Nation Brands, la progression de notre marque pays est saluée par tous, accompagnée de rebonds spectaculaires.

Ainsi, tandis que le « Anholt-GfK Nation Brands Index » voit la marque France progresser du 5ème rang au deuxième rang mondial entre 2016 et 2017 (alors que les Etats-Unis chutent de la première à la sixième place), le classement 2017 des 100 marques nationales les plus puissantes publié par l’agence d’évaluation Brand Finance voit quant à elle la valeur de la marque France faire un bond de 27%, de 2 339 milliards de dollars à 2 969 milliards, en restant au 6ème rang des marques pays ayant la plus forte valorisation.

Plus complet et multicritères, puisqu’il prend en compte le dynamisme politique, économique, culturel, éducatif mais également digital des pays étudiés ainsi que leur potentiel d’engagement, le palmarès « Soft power 30 » publié par le cabinet de conseil Portland et l’université de Californie du Sud est encore plus flatteur pour notre pays, puisqu’il nous attribue une première place sur le critère de l’engagement que nous avons su susciter et une deuxième place sur le critère de notre dynamique culturelle,  ainsi que le 4ème rang mondial en matière de maturité digitale…

 

Omnicommerce : comment gagner la partie ?

Source : thinkwithgoogle.com

Exit la séparation entre commerce online et offline. L’avenir repose sur l’imbrication des deux. Autrement dit l’online-to-offline, ou O2O. Retrouvez en images les 5 règles du jeu pour décoder les grands concepts de l’O2O, reconstituer le puzzle du parcours client et gagner la partie de l’omnicommerce.

Noël : Les français s’apprêtent à dépenser plus de 12 milliards en ligne

Source : comarketing-news.fr

Les Français vont dépenser 68,14 milliards d’euros pour Noël 2017, dont 12,32 milliards d’euros en ligne et 5,38 milliards d’euros grâce à leur mobile, selon la dernière étude internationale du CRR menée par RetailMeNot.

RetailMeNot vient de publier la 5ème édition de son étude internationale réalisée par le Centre for Retail Research (CRR) qui présente les prévisions des ventes de détail et en ligne dans sept pays d’Europe (France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie, Espagne), aux Etats-Unis et au Canada sur les six semaines précédant le jour de Noël.

Cette étude révèle que les Français, tout comme leurs voisins européens, considèrent les fêtes de fin d’année comme un moment de générosité et de convivialité indispensable avec leurs proches : leur budget ne fait qu’augmenter d’année en année depuis 2013 selon l’étude.

Le budget de Noël augmente en 2017, mais les Français restent prévoyants

En 2017, ils vont dépenser 68,14 milliards d’euros, soit une augmentation de 1,8% par rapport à l’année dernière. Cette augmentation se situe ainsi exactement dans la moyenne européenne, avec 330 milliards d’euros dépensés sur les 7 pays étudiés.

Cependant, les foyers Français restent moins dépensiers que nos voisins européens, avec 569€ en moyenne, derrière les Britanniques (946€), les Allemands (726€), et les Belges (605€).

Les dépenses les plus élevées concernent le Royaume-Uni avec 90 milliards d’euros, suivi par l’Allemagne (77 milliards d’euros), et la France en troisième position. L’augmentation comparée à 2016 sera la plus forte en Espagne (+2,9%), en Allemagne (+2,3%) et aux Pays Bas (+2,2%).

Le contexte géopolitique est toujours susceptible d’influencer les achats, y compris les cadeaux de Noël. Par exemple, le Brexit pourrait avoir un possible impact sur les dépenses des Britanniques, même s’il reste premier du classement européen, l’augmentation du budget est la plus faible d’Europe (+1,4%).

Comment les Français vont dépenser leur budget de Noël cette année ?

Une fois les listes au Père Noël terminées et envoyées, le premier objectif est de trouver le bon cadeau au meilleur prix en un temps record. C’est pourquoi les Français se tournent massivement vers le commerce en ligne. Effectivement, le e-commerce affiche une croissance continue : aujourd’hui il équivaut à 1 euro dépensé sur 10 en France [2].

La France figure dans le top 3 des pays européens adeptes du commerce en ligne, et les achats de Noël viennent amplifier cette tendance pour les commerçants. Ainsi, cette année, 12,32 milliards d’euros seront dépensés en ligne par les Français pour Noël, soit 18% de plus que l’année dernière (10,9 milliards d’euros en 2016).

En comparaison, les Britanniques sont les champions dans ce domaine, avec près de 30% du budget de Noël dépensé en ligne, soit 27 milliards d’euros. La moyenne européenne montre une augmentation de ce canal d’achat de 21% par rapport à l’année dernière.

Le e-commerce est de plus en plus sollicité pour faire ses achats de Noël et éviter la cohue en magasin. Mais ce canal est aussi largement employé pour faire du repérage avant d’aller finaliser l’achat en boutique.

Aujourd’hui, le commerce physique représente plus de 55 milliards d’euros des dépenses à Noël en France, loin devant le e-commerce. Néanmoins, cette tendance affiche une légère baisse, régulière depuis l’année dernière (- 0,4%).

Le commerce sur mobile continue de booster le e-commerce : une aubaine pour le retail ?

L’étude 2017 sur le budget de Noël montre que l’écart se resserre entre les PC et les mobiles. Les années précédentes, les PC étaient loin devant le mobile, mais ce canal d’achat est de plus en plus privilégié, non seulement pour faire des recherches, mais aussi pour commander et valider son panier.

Les achats sur mobile vont représenter 5,38 milliards d’euros de dépenses, soit 43,7%, contre 6,94 milliards d’euros dépensés sur les PC. Pour les achats sur mobile, les Français sont partagés entre l’utilisation du smartphone (23.3%) ou de la tablette (20.4%), qui bénéficie pourtant d’un écran plus large et pratique pour faire ses achats.

Anne-Marie Schwab, Directrice Générale de RetailMeNot France, commente :

« Noël est une période clé pour les enseignes en France et en Europe. Malgré un budget en hausse continue et régulière ces dernières années, les Français sont particulièrement vigilants sur leurs dépenses et cherchent de plus en plus à faire de bonnes affaires.

Pour preuve, le succès grandissant du week-end du Black Friday en France, avec une augmentation des dépenses de 4% entre 2016 et 2017 soit 4,6 millions d’euros dépensés en 4 jours. Le mobile est également de plus en plus utilisé pour valider son panier, grâce notamment au développement d’applications qui ont radicalement modifié la dynamique d’achat. »

Google permet aux entreprises de « publier sur Google »

Source : presse-citron.net

Testée aux Etats-Unis lors de l’élection présidentielle, la fonctionnalité « poster sur Google » est maintenant disponible pour toutes les sociétés qui utilisent Google My Business.

Si avoir une page Facebook est aujourd’hui indispensable pour toutes les entreprises, bien gérer la présence sur Google l’est tout autant. Et pour cela, la firme de Mountain View propose déjà « Google My Business ». L’application permet d’avoir des statistiques, de gérer les informations qui apparaissent sur le moteur de recherche et même de créer un site web gratuitement.

Désormais, il est aussi possible d’utiliser Google My Business pour poster des sortes de statuts qui apparaissent sur Google et Google Maps. Comme elle le ferait sur sa page Facebook ou sur son compte Instagram, les sociétés et les commerces peuvent utiliser cette fonctionnalité pour publier des actualités et attirer plus de clients.

Comme sur un réseau social

En 2016, avant l’élection présidentielle aux Etats-Unis, la firme de Mountain View avait permis aux candidats de « poster sur Google ». Une fonctionnalité qui permettait de trouver des actualités directement publiées par ceux-ci sur les résultats de recherche.

Puis, plus tôt cette année, Google a étendu le déploiement de Google Posts à des célébrités. Et désormais, elle est accessible à toutes les entreprises. « Si vous êtes un utilisateur de Google My Business, vous pouvez commencer à publier dès maintenant. Les messages peuvent être créés l’aide des applications Android et iOS ou du site Web Google My Business », écrit Google dans un billet.

Cela fera du travail en plus pour les community managers, mais cette nouvelle forme de présence en ligne pourrait être très importante. En effet, Google permet aux entreprises d’insérer des boutons d’appel à l’action sur ces messages, ce qui peut aider à booster les conversions.

85% des directeurs marketing ne réconcilient pas données online et offline

Source : cbnews.fr

“Les marques aiment mettre en avant qu’elles déploient des stratégies de marketing personnalisé, mais en réalité, très peu le font de la bonne manière » explique Redouane Bellani, Country Manager de Conversant dans un communiqué, « dans les faits, la grande majorité des directeurs marketing ne sont pas en mesure de savoir précisément s’ils parlent au même consommateur on et offline, ou encore de relier un individu à l’ensemble de ses devices (smartphone, ordinateur portable, etc…). Par conséquent, le risque est de l’irriter en lui servant des messages non pertinents, mais c’est également faire de mauvais investissements marketing. En effet, il est malheureusement trop facile de promouvoir un produit que le consommateur a déjà acheté ». Seuls 15% parviennent à identifier et reconnaitre leurs consommateurs selon cette étude.

Deux-tiers des sondés (65%) ont admis ne pas réconcilier les ventes online avec les ventes offline, et moins d’un quart (24%) exploitent l’activité client en temps-réel. 34% continue de mesurer l’impact sur les différents canaux en fonction d’une méthode de mesure basée sur les clics.

Stratégie de Earned Media : où en sommes-nous ?

Source : siecledigital.fr

Les stratégies de Earned Media sont-elles adoptées par les professionnels du marketing ? Sont-elles efficaces ? Comment améliorer la performance du Earned Media ? Décryptage de l’étude du cabinet d’études et de conseil Outsell.

Le Earned Media est-il largement utilisé ?

Le rapport Outsell montre que 87% des PME et 96% des grandes entreprises utilisent des tactiques de Earned Media dans leur stratégie marketing. La jeune génération des professionnels du marketing est plus à même de les utiliser. En effet, les moins de 40 ans estiment que les stratégies de Earned Media sont les plus efficaces, à la différence de ceux ayant plus de 55 ans qui préféreront le Paid Media. Le recours aux nouvelles technologies s’appuyant sur la data pour mesurer l’efficacité du Earned Media media favorise d’ailleurs l’adoption de cette pratique.

Les tactiques de Earned Media regroupent un ensemble d’actions autrefois délaissées par les professionnels du marketing au profit de la communication :

• Des communiqués de presse
• Des prises de parole
• Des témoignages de tiers
• Des études de cas
• Des interactions sur les réseaux sociaux
• Un engagement auprès des communautés etc.

Ces tactiques sont pourtant redoutablement efficaces dans une stratégie de marketing moderne… à condition de savoir identifier et contacter les bons influenceurs, de distribuer l’information de façon efficace et de mesurer avec précision le ROI des actions des relations médias.

Le Earned Media est-il efficace ?

De toute évidence, oui ! Les professionnels du marketing sont unanimes, qu’ils travaillent pour des petites ou des grandes entreprises : pour eux, l’efficacité du Earned Media est supérieure à celle du Paid Media.

D’après l’étude, les tactiques de Earned Media sont considérées comme les plus adaptées à résoudre deux problématiques majeures auxquelles sont confrontés les professionnels du marketing, à savoir :

• La difficulté à identifier et à engager les bonnes audiences au bon moment
• La nécessité d’optimiser la pré-qualification des prospects

Les influenceurs apportent leur caution au travers du Earned Media, encourageant ainsi les autres audiences à s’intéresser à une cause. Mais le Earned Media permet aussi de construire une relation avec les prospects. En effet, lorsque ceux-ci sont activement en recherche d’un produit ou d’une solution, ils sont de fait à l’affût d’informations et d’avis qui vont valider ou invalider leurs choix ; ce qui en soi constitue également une forme de pré-qualification de l’audience d’un influenceur.

Comment optimiser des campagnes de Earned Media ?

Sans conteste, les professionnels du marketing connaissent – et reconnaissent – l’intérêt des tactiques de Earned Media, et disent maximiser leurs résultats en les utilisant de façon combinée. 69% des PME et 72% des Grandes Entreprises identifient les tactiques suivantes comme étant les plus probantes :

• Le community management
• Les communiqués de presse
• Les opportunités de prise de parole
• Les témoignages de tiers : clients, influenceurs

Une stratégie marketing qui s’appuie sur le Earned Media démultiplie les opportunités et crée de la valeur. Mais il est également essentiel de bien mesurer l’impact des campagnes de communication, en termes de notoriété et de ROI, afin de voir ce qui fonctionne… ou pas.

Mettez du Earned Media dans votre moteur !

Identifiez les bons influenceurs. Disposez d’une base de données de contacts médias de qualité avec lesquels vous allez pouvoir développer une vraie relation et à qui vous pourrez proposer des sujets et des informations pertinents. Pensez à l’intérêt des campagnes intégrées ciblées, par voie de mails ou de communiqués de presse, ou en interagissant sur les réseaux sociaux… Il est également possible d’amplifier l’impact des campagnes de Earned Media en les combinant avec des tactiques de Paid et de Owned media. Enfin, sachez voir où et comment vous créez de la valeur pour l’entreprise en évaluant les résultats de façon complète et en surveillant les conversations qui peuvent avoir un impact direct sur le chiffre d’affaires.

Imaginons que votre mix marketing soit un moteur. Considérez le Earned Media comme un additif ou un composant essentiel du carburant que vous y mettez. Il vous permettra de construire des campagnes efficaces, influentes, et d’obtenir des résultats.

Marques : faut-il basculer au 100% vidéo ?

Source : viuz.com

Live, en version 360°, en mode « micro » adapté au mobile et à la volée – voire les trois en même temps pourquoi pas ? – le format vidéo ne cesse de se renouveler pour séduire de plus en plus d’adeptes. La frénésie est telle que certains n’hésitent plus désormais à prôner l’urgence pour les marques d’un basculement au 100% vidéo. Hérésie … ou clairvoyance ? Décryptage.       

Le Boom de la vidéo digitale

Affirmer que la vidéo est une tendance en vogue dans nos communications digitales, c’est un peu comme enfoncer une porte ouverte.  Autant dire un non débat, une évidence prophétique, chiffres à l’appui : en 2020 le trafic vidéo représentera 82% de l’activité globale sur Internet, selon l’étude VNI IP Traffic Forecast publiée par la société Cisco, spécialisée dans la transformation digitale des entreprises.

Les raisons de cet engouement sont multiples : c’est initialement LE format propice pour transmettre plusieurs messages de manière rapide et simultanée ; en effet le cerveau humain traite l’information visionnée dans une vidéo 60,000 fois plus rapidement que du texte lu. De même, une minute de vidéo serait égale à 1,8 million de mots. Une véritable aubaine physiologique à laquelle s’ajoute la connexion émotionnelle que les vidéos génèrent ; ce même principe dicte du reste la relation d’amour entre internautes et Youtubeurs : on s’identifie à quelqu’un qu’on trouve drôle, attachant ou intéressant.

C’est donc stratégiquement que les plateformes sociales misent sur deux grands axes :

  • Encourager leurs audiences à publier du contenu vidéo ; à plusieurs reprises, Facebook a mis à jour son Newsfeed Ranking Algorithm afin de favoriser les live vidéo mais aussi les formats plus longs avec un taux de complétion élevé.
  • Produire par elles-mêmes leurs propres supports vidéo et ainsi « disrupter » le modèle TV classique.

Il faut reconnaître que le timing est bon : d’après le très récent rapport Ooyala sur l’état des lieux de l’industrie audiovisuelle en 2017, la nouvelle norme de la télévision, c’est l’OTT ou « over-the-top », sigle qui définit la télévision par contournement, c’est-à-dire tous les services qui proposent des contenus audiovisuels via Internet sans passer par le canal traditionnel d’un opérateur, qu’il s’agisse une compagnie de câble, de téléphone ou de satellite. Cela va sans dire, la TV aujourd’hui est synonyme de « total video ».

Ancrer un « watch habit » ?

Bref, le changement se profile, et les géants de la tech l’ont bien compris. Twitter, par exemple, parie sur le streaming en direct, les grands événements et la couverture de l’actualité prendront en charge les productions existantes et paieront les droits d’accès à ses 328 millions d’utilisateurs mensuels. Le COO Anthony Noto veut une diffusion vidéo en direct sur le site Web 24/7. À cette fin, le groupe s’est récemment associé à 16 entreprises de sport, de divertissement et de médias. « Notre but, » a déclaré Noto, « est d’être un endroit fiable afin que lorsque vous voulez voir ce qui se passe, vous pensiez à aller sur Twitter. »

Snapchat pour sa part veut devenir un réseau vidéo numérique axé sur les jeunes ; la firme d’Evan Spiegel parie sur la télé-réalité et d’autres formats de séries courtes.

Facebook, comme à son habitude est sur tous les fronts, investissant dans les droits sportifs (Major League Soccer et Major League Baseball), en concurrence directe avec Twitter, ou dans le contenu premium à la demande avec des valeurs de production de très haute qualité – prétendument comparables à celles de HBO et de Netflix. Enfin, l’entreprise de Zuckerberg s’intéresse de près aux « productions intermédiaires moins chères – le type de contenu que vous trouverez sur les chaînes Youtube de haute qualité. Et comme il fallait bien un « hub » pour regrouper toutes ces initiatives, Marck Zuckerberg a lancé « Watch », la télévision made in Facebook. La particularité du service ? mettre l’accent sur l’aspect social de la plateforme en permettant aux utilisateurs d’interagir en direct avec leurs amis. De là à voir fleurir des fonctionnalités de « Danmu », en français « coms à l’écran » très en vogue en Asie ? C’est fort probable.

Bref, les grandes manœuvres ont commencé. Mais comme l’a souligné Jim Nail, analyste de Forrester Research, le principal défi pour ces acteurs est d’établir un « watch habit » c’est à dire d’ancrer un « nouvel usage » sur le long terme et pour l’heure, en tout cas en 2017, nous n’y sommes pas encore. D’autant qu’il y a encore de nombreux défis à relever comme l’explique cet article de Digiday qui s’intéresse notamment à l’expérience utilisateur et aux enjeux d’un monde « post-auto play » 

Rationaliser les usages

Ambitieux, Facebook a annoncé que sa plateforme serait sans doute « tout vidéo » d’ici 5 ans à mesure que les usagers abandonnent le texte : cela signifie-t-il pour autant que les marques devraient d’ores et déjà passer au 100% vidéo ? Après tout, quelques early adopters à l’instar d’AJ+ aux USA, l’agence Minutebuzz ou le média Brut en France ont déjà relevé le défi avec succès (sans aborder l’aspect monétisation un poil plus complexe). Les marques devraient-elles s’en inspirer et faire de même ?

Attention aux effets d’annonce : il est intéressant de noter que même si les acteurs précédemment cités ont bel et bien basculé dans des univers où la vidéo règne en maîtresse, on est toutefois loin du 100%. Il suffit d’aller sur leurs comptes Instagram et de relever les photos et textes publiés ; d’ailleurs, ces supports plus académiques génèrent parfois davantage d’engagement que les contenus filmés …. Allez constater par vous-même : Instagram Brut / Instagram MinuteBuzz

Donc le 100% c’est peut-être « trending » – et sans aucun doute un medium phare du futur dans des orientations encore insoupçonnées grâce aux technologies de réalités altérées qui se développent (hologrammes, VR/AR etc.) – mais pour l’heure il s’agit de rationaliser les usages. En 2017 la vidéo, si elle est populaire, ne doit pas s’envisager en solo : cela limiterait sa narration digitale ! 

Autre point non négligeable : le manque de maturité quant à l’analyse des données vidéo, une insuffisance d’ailleurs partiellement imputable aux plateformes sociales et leurs écosystèmes clos, avec leurs propres méthodes de comptabilisation des vues sans aucun contrôle par des instituts tiers neutres.

100% vidéo ? 100% interactif !

Concrètement, que faut-il faire en 2017 ? Miser sur la diversification certes, mais en prenant en compte le big picture , c’est à dire la tendance de fond … qui réside dans l’interactivité du support. Aujourd’hui, les plateformes sociales et leurs algorithmes privilégient les publications qui génèrent de l’engagement ; en conséquence le focus numéro 1 des marques, c’est de transformer un lecteur passif en lecteur actif. Il ne s’agit pas d’une mince affaire : pour y parvenir, retour aux méthodes de « test and learn » avec ses audiences, afin de déterminer les contenus et les formats qui engagent le plus. Dans un article publié sur le site Medium, le responsable R&D de la BBC, Tristan Ferne, s’est justement intéressé aux formats qui permettent de mieux capter l’attention du lecteur. Il en retient douze, plus ou moins innovants, qu’il répartit dans trois grandes catégories : le texte, les images et les vidéos.

Et si les exemples sont nombreux, la liste reste encore incomplète à bien des égards. Il y manque l’audio principalement. L’essor des assistants intelligents comme Amazon Echo et Google Home offrent pourtant des nouvelles opportunités pour les marques qui pourront exploiter l’écosystème des « skills » pour Alexa ou des « actions » pour  Google Home. L’intérêt ? se familiariser avec les NUI (interfaces naturelles) et acquérir de l’expérience pour préparer l’ère post-smartphone, l’ère du web ambiant.

De multiples opportunités

Le média Frontline a annoncé qu’il lançait son premier podcast, The Frontline Dispatch afin de passer au récit audio authentique. Raney Aronson-Rath, sa productrice exécutive, explicite la démarche : lorsque vous visionnez un documentaire, que ce soit sur un écran dans votre chambre ou sur votre smartphone, vous êtes assis et contemplez un objet extérieur à vous, vous tenez quelque chose dans votre main et vous l’observez. Avec l’audio, particulièrement avec un podcast, vous êtes confronté à un locuteur qui vous parle personnellement, très souvent par le biais d’écouteurs que vous glissez dans vos oreilles. En d’autres termes, vous favorisez un nouveau niveau d’intimité qui va plus loin que la vidéo.

Outre le format vidéo et audio, on trouve toutes sortes d’autres formats interactifs qui cartonnent. Les Gifs d’abord, ces images animées qui peuvent être facilement partagées et intégrées, sont très populaires auprès des marques, certaines vont même jusqu’à lancer leurs propres gifs à l’instar des Hôtels Accor ! Pourquoi pareil succès ? Parce que ces formats sont propices à la diversité et à la créativité. La catégorie des «Morphing Gifs » présente une transition en douceur entre les images. Les « Looping Gifs » sont tellement populaires qu’ils ont même une communauté sur reddit: /r/perfectloops

Les « Split Depth Gifs » offrent une variante intéressante en multipliant les effets 3D. Ils utilisent une technique simple ajoutant des colonnes blanches à un clip existant pour créer l’illusion du sujet qui saute hors de l’écran directement sur vous. Et puis, il y a aussi les cinémagraphs appelés « photos vivantes » à mi-chemin entre le gif animé et la photo statique. Et la liste pourrait s’allonger encore (Data Viz en HTML5, Gifographies, contenus « dont vous êtes le héros » avec des mécanismes interactifs et de l’AR/VR pour le côté immersif etc.)

Qu’en conclure ? Quelle leçon en tirer ? Il est évident que la diversification des supports et des formats constitue un véritable objectif. Testez ces éléments interactifs, apprenez à les maîtriser et injectez les dans votre récit de marque pour y insuffler un nouvel élan. Car l’interaction est synonyme d’expérience et comme l’explique Manuel Diaz, patron d’Emakina, il ne faut jamais oublier que « votre expérience de marque est un actif stratégique » !

Vive la pub !

Source : www.lesechos.fr

Le problème n’est pas la publicité, mais son inadéquation actuelle au digital. Ne vous trompez pas de débat : les consommateurs aiment la publicité online et savent qu’internet dépend d’elle pour leur offrir des contenus accessibles gratuitement. La source de leur mécontentement n’est pas la publicité, mais le fait qu’elle ne tienne pas compte des nombreuses spécificités du digital (interactivité, ciblage, partage…).

Plaquée, la publicité ne donne plus envie, son contenu est déphasé, fade, et il le restera tant que sa conception n’aura pas tenu compte de cette nouvelle donne virtuelle. Dans un monde majoritairement connecté, l’industrie de la publicité doit d’urgence changer sa manière de penser les campagnes.

Le digital d’abord

Ces dernières années, la publicité se voit accusée de tous les maux par nos sociétés : intrusive, dérangeante, insistante, elle serait de plus portée par des pratiques peu louables de pistage des internautes. Ces critiques sont hélas motivées par le sentiment légitime de consommateurs gênés dans leur navigation, qui se voient de surcroît imposer plusieurs fois par jour des messages souvent sans intérêt pour eux, en lien avec leur activité passée sur la toile.
Le digital est désormais le principal environnement de diffusion des contenus de marque.

Avec 33 % des parts du marché publicitaire en France au premier semestre, le digital se place devant la télévision, laquelle attire pour sa part 28,3 % des dépenses. Cette inversion représente une véritable révolution : le numérique doit dorénavant être considéré comme le chemin incontournable pour chaque marque, quelle que soit sa stratégie.

Curieusement, ce changement d’importance n’a toujours pas été assimilé par l’industrie de la publicité dans son ensemble. Telle une autruche, elle continue d’appliquer de vieux cadres de pensée sur un terrain où tout, ou presque, a changé. À partir d’une conception guidée par les règles de la télévision ou de l’affichage, on bricole avec du copier/coller pour diffuser sur le digital le contenu de campagnes conçues pour l’univers offline.

L’importance des usages

Prenons l’exemple des campagnes de branding que l’on découvre partout sur le web et sur les réseaux sociaux. Belle et éclatante, la vidéo d’une marque française de parfum fait souvent rêver les consommatrices devant leur écran de télévision. Mais le même spot devient presque un obstacle à surmonter sur son écran mobile : la vidéo perd son éclat et n’ajoute pas de véritable valeur à l’expérience du mobinaute, risquant même de gêner sa navigation.

Plus que jamais adeptes des écrans mobiles, les consommateurs ont intégré de nombreux réflexes, dont le point commun est l’interactivité. Leurs doigts sont agiles, leur perception attirée par l’échange, leurs attentes concentrées sur des expériences individualisées, personnalisées, suivies et interactives. Comment l’affichage fixe et la vidéo plaquée pourraient-ils avoir encore du sens pour eux ?

Un peu de mémoire

Ce qui survient n’est pas nouveau pour l’industrie de la publicité. Depuis toujours, les acteurs de la publicité ont été challengés par des révolutions imposées par les innovations technologiques. Depuis qu’en 1836 Émile de Girardin comprit que l’insertion de publicités dans son quotidien La Presse lui permettrait de baisser son prix, les éditeurs et les annonceurs ont traversé de très nombreuses mutations : à la presse écrite s’est vite ajouté l’affichage, puis le cinéma dès 1898, suivi de la radio en 1920 et de la télévision dans les années 1950. Tout changement a impliqué un temps d’appropriation.

La télévision, qui a constitué elle aussi une véritable révolution pour nos sociétés, illustre bien cette nécessité d’un temps d’appropriation. La toute première campagne télé au monde, diffusée aux États-Unis en 1941, consistait en une image fixe sur l’écran agrémentée d’un message audio. Ce n’est que quelques années plus tard que l’industrie s’est mise à produire des campagnes vidéo, conçues expressément pour la télévision.

Redonner du sens

La pertinence et la valeur du message comptent aussi plus que jamais. Le numérique et avec lui la pratique des réseaux sociaux ont totalement renversé la logique des marques. Ces dernières ne peuvent plus demeurer autocentrées, mais placer impérativement au coeur de leur discours les besoins et les priorités du consommateur.

Le brand content prend ici toute son importance : la publicité devient un vecteur d’information, elle apporte une valeur tangible au consommateur, qui se sent ainsi compris, valorisé, voire récompensé. Le contenu n’est plus le produit lui-même, mais les sujets porteurs de sens pour ses consommateurs, classés selon leur âge, leurs centres d’intérêt, leur catégorie socioprofessionnelle, etc. Derrière leur écran mobile ou fixe, les cibles de la marque se sont individualisées. Nombreux sont les consommateurs qui l’ont compris et qui attendent des marques un message utile et sur mesure.

Les campagnes créées selon des cadres de pensée du passé voient leurs jours comptés. Pour que la publicité renoue avec les consommateurs, ce sont les spécificités du numérique, si variées, qui doivent dicter la conception des campagnes.

Mais, loin des publics cibles de la marque, loin de leurs réactions, comment feront les agences de création pour concevoir et définir le contenu qui convienne le mieux et surtout le moment le plus propice pour les diffuser ?

Un moyen efficace pour y parvenir consisterait en une plus forte coopération entre les différents maillons de la chaîne de valeur publicitaire en amont, notamment entre les agences de création et les agences média épaulées de leurs prestataires trading desks. Ces derniers sont de véritables spécialistes de l’environnement numérique. Agissant en partenaires, bureaux de création et spécialistes de l’achat média auront tout à gagner à s’entraider pour jeter les bases d’une transition vers un monde digital first, dont la pertinence n’est plus à démontrer.

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